Film événement : La Flor, un film de Mariano Llinás

Au cinéma La Turbine

Samedi 12 Octobre:

16H : Partie 1 (3h30)

19H30 Buffet offert ADCH

20H30 : Partie 2 (3H10)

Dimanche 13 Octobre:

8h30 : Café et croissants offert par le cinéma

9H : Partie 3 (3h24)

13H45 : Partie 4 (3h28)

En partenariat avec l'ADCH

La Flor Partie 1 : 3h30/  Partie 2 : 3h10/ Partie 3 : 3h25/ Partie 4 : 3h28

Argentine / De Mariano llinàs / Avec Elisa Carricajo, Valeria Correa,Pilar Gamboa, Laura Paredes

« La Flor »cambriole le cinéma en six épisodes.Chaque épisode correspond à un genre cinématographique. Le premier est une série B, comme les Américains avaient l’habitude d’en faire. Le second est un mélodrame musical avec une pointe de mystère. Le troisième est un film d’espionnage. Le quatrième est une mise en abîme du cinéma. Le cinquième revisite un vieux film français. Le sixième parle de femmes captives au 19e siècle. Mon tout forme « La Flor ».

Ces six épisodes, ces six genres ont un seul point commun : leurs quatre comédiennes.

D’un épisode à l’autre, « La Flor » change radicalement d’univers, et chaque actrice passe d’un monde à l’autre, d’une fiction à un autre, d’un emploi à un autre, comme dans un bal masqué. Ce sont les actrices qui font avancer le récit, ce sont elles aussi qu’au fur et à mesure, le film révèle. Au bout de l’histoire, à la fin du film, toutes ces images finiront par dresser leurs quatre portraits.

Bande annonce : Cliquez ici


Une critique du film (par Alain Laplante)

LA FLOR ( Mariano Llinásune fresque foisonnante

Mariano Llinás, réalisateur et scénariste de la nouvelle vague argentine nous offre son dernier opus déferlant, monumental, imprévisible tel un tsunami sur près de 14 heures distribué en quatre épisodes autonomes. Il aura fallu dix années de production (El Pampero) et un formidable travail d’équipe ( Laura Citarello et Alejo Moguillansky à la réalisation, Agustín Mendilaharzu à l’image ) pour que cet énorme projet voie le jour. Le film s’avère être un jeu ou plus précisément un puzzle qui se construit sous nos yeux et que nous reconstituons progressivement avec plaisir et délectation. On peut le voir aussi comme une série réinventée à la mode des récits populaires où chaque épisode nous tient cloués à l’écran d’une manière addictive comme un bing watching, insatiable besoin de dévorer le récit. Mariano Llinás nous entraîne alors du mélodrame, à la mise en abîme du cinéma, jusqu’au remake d’une partie de campagne de Jean Renoir avec une maestria rarement égalée. Quatre actrices: Elisa Carricajo, Valeria Correa, Pilar gamboa et Laura Paredes participent à la réussite du film. Issues du théâtre, (La piel de lava) elles composent de formidables personnages aux mille visages différents dans ce kaléidoscope où tout est possible. La flor est un ovni et en même temps un film de série B superbement construit que nous croyons reconnaître tant il nous est familier. Sa richesse est contenue dans son foisonnement entre la comédie musicale et le pastiche. Une vraie découverte, un film burlesque, baroque et comme le disait Mariano Llinás lui-même: «Un festin des arts, de nos aventures, de nos expériences, de notre réalité.» A consommer donc sans modération!

A voir absolument pour un week-end marathon le samedi 12 et le dimanche 13 octobre au cinéma La Turbine à Cran-Gevrier accompagné par le critique de Mediapart Cédric Lépine (avec buffet le samedi soir – petit déjeuner dimanche matin ) Tout un programme...

En présence de Cédric Lépine

Diplômé d'anthropologie et d'archéologie, Cédric Lépine n'en tombe pas moins amoureux du cinéma auquel il va consacrer une bonne partie de ses activités comme spécialiste du cinéma hispano-américain, pour des revues numériques en France et à l'étranger, comme collaborateur de nombreux festivals consacrés au cinéma latino, comme présentateur de films et comme animateur de séances. Déjà présent à la 14ème édition des Images hispano-américaines.  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *